Économie : BNP Paribas accusée de complicité de crimes contre l'humanité au Soudan |

BNP Paribas accusée de complicité de crimes contre l’humanité au Soudan

Économie : BNP Paribas accusée de complicité de crimes contre l'humanité au Soudan |

Selon les plaignants, BNP Paribas et sa filiale suisse ont agi « en tant que principale banque privée du gouvernement du Soudan », en ne respectant pas l’embargo américain contre le régime d’Omar el-Béchir, destitué en avril dernier.

>> Lire aussi: Le président soudanais Omar el-Béchir a été destitué par l’armée

Ils accusent le groupe français d’avoir ainsi permis à Karthoum de « financer ses actions ainsi que des milices qui menaient des attaques et pillages dans des villages dans la région du Darfour en particulier », région meurtrie depuis 2003 par une guerre civile qui a fait plus de 300’000 morts selon l’ONU.

Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée au tribunal de Paris par la Fédération internationale des droits de l’Homme et la Ligue des droits de l’Homme ainsi que neuf militants victimes de persécutions au Darfour. Il revient désormais au doyen des juges d’instruction du tribunal de Paris d’examiner si cette plainte est recevable avant de lancer d’éventuelles investigations.

Visée pour complicité au Rwanda aussi

En 2014, BNP Paribas a plaidé coupable aux Etats-Unis de violation des embargos américains contre le Soudan, Cuba et l’Iran et s’était acquittée d’une amende record de presque 9 milliards de dollars.

Le groupe bancaire est déjà visé par une information judiciaire pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité pour des faits commis au Rwanda. Plusieurs ONG l’accusent d’avoir financé en 1994 un achat d’armes au profit de la milice hutu.

afp/ani

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