Chiffre d’affaires en hausse pour Lonza, désormais tournée vers le vaccin

Le sous-traitant de l’industrie pharmaceutique Lonza a généré en 2020 un chiffre d’affaires de 4,51 milliards de francs, en hausse de 7,2% sur un an. La société qui produit le vaccin de l’américain Moderna à Viège (VS) estime avoir « profité de la pandémie, mais pour le bien de la société ».

Dans l’attente des fruits de sa collaboration avec le laboratoire du Massachusetts Moderna dans les vaccins anti-Covid-19, le groupe rhénano-valaisan a éprouvé des effets contrastés de la crise sanitaire.

Pour Albert Baehny, président du conseil d’administration de Lonza, l’étiquette de « gagnant de la pandémie » n’est pas lourde à porter: « Non, parce que ce que nous faisons, ce sont des produits essentiels pour la santé et le bien-être de la population », explique-t-il dans le 12h30: « Nous avons profité de cette pandémie, mais pour le bien de la société ».

Le recul de la demande de capsules induit par le ralentissement des prescriptions de médicaments pour des traitements électifs a été en partie compensé par un regain de demande pour de l’automédication », a illustré en téléconférence de bilan le nouveau directeur général de Lonza, Pierre-Alain Ruffieux.

L’impact sur le fonctionnement de l’entreprise a pu être contré par le statut de « fournisseur essentiel » dont jouit le producteur de substances actives pour les médicaments notamment, ainsi que par l’adoption de mesures de protection rigoureuses pour les collaborateurs.

Accent contre le Covid-19

En pleine polémique autour de perturbation dans les livraisons par Pfizer du vaccin anti-Covid-19 développé avec BioNTech, le nouveau patron a assuré que ses collaborateurs consacraient toute l’énergie nécessaire pour que Moderna parvienne à tenir ses engagements auprès des Etats clients.

Quant à Albert Baehny, il souligne au micro du 12h30 qu’en moins d’une année, « l’industrie pharmaceutique a réussi à développer et commencer à produire des vaccins très efficaces et très sûrs. Il y a moins de six mois, personne n’y croyait. Qui dit nouveau vaccin, dit aussi nouvelle technologie, nouvelle ligne de production, nouvelles installations et nouveaux employés. Et il faut un certain temps d’essais, d’optimisations, de réglages pour que ces nouvelles lignes soient stables et efficaces. Ce problème a un peu été sous-estimé. Lorsque vous mettez votre moteur en marche, vous n’êtes pas immédiatement à 100km/h: il faut du temps pour y arriver. C’est la même chose avec les nouvelles lignes de production », conclut-il.

Discrets sur l’identité de certains de ses clients, Lonza assure soutenir une vaste palette d’entreprises développant vaccins et traitements expérimentaux dans des domaines associés au Covid-19.

>> Ecouter l’interview complète d’Albert Baehny, président de Lonza, dans le 12h30:

Un bénéfice en hausse en 2020 pour le groupe Lonza: interview de Albert Baehn, président du conseil d’administration / Le 12h30 / 4 min. / le 27 janvier 2021

ats/sjaq

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