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En chute libre, le MCG perd son siège

Genève : En chute libre, le MCG perd son siège |

Le MCG n’aura fait qu’un passage éclair à Berne. Deux législatures seulement. Avec 5,37% des voix, il n’a pas réussi dimanche à maintenir son siège au Conseil national. Roger Golay peut faire ses valises, après avoir passé six ans dans la capitale.

L’ancien policier avait remplacé Mauro Poggia en 2013. Ce dernier avait été brillamment élu en 2011, au plus fort de la vague MCG. Celle-ci est en reflux, et les élections de ce dimanche, après les cantonales de 2018, viennent le confirmer, même si ce parti, essentiellement cantonal, n’a jamais cartonné aux élections fédérales.

Roger Golay nuance toutefois cette défaite. «Tous les partis de droite ont perdu des plumes ce week-end, coulés par la vague Verte, mais c’est nous qui en avons perdu le moins.» Il n’a pas tort. Le MCG est en baisse de 1,8%, c’est moins que le PLR, le PDC ou l’UDC. Mais c’est une maigre consolation pour l’élu, qui déplore que son travail à Berne ait été mal répercuté par les médias.

Selon lui, la diversion d’Eric Stauffer, fondateur du parti mais présent sur une autre liste, n’a pas eu d’incidence. «Il a fini de se ridiculiser et ne remettra jamais les pieds au MCG», glisse Roger Golay. L’ancien tribun expatrié en Valais n’a réalisé que 0,65% des voix sur sa liste PBD/PCD. On ne l’a pas vu dimanche dans les travées d’Uni Mail.

Pour le président Francisco Valentin, le MCG a pâti de la multiplicité des petits partis, dont celui d’Eric Stauffer, «qui nous ont grappillé les voix nécessaires pour conserver notre siège». Il reconnaît toutefois que ce n’est pas la seule raison. «Au fil du temps, nous avons gagné en crédibilité, mais perdu en pugnacité. Nous sommes moins francs-tireurs qu’avant. Pour les élections municipales, il nous faudra remobiliser nos électeurs, notamment ceux partis sur le Titanic Stauffer.»

L’UDC fait carton plein

Dans le camp populiste, l’UDC, elle, s’en tire beaucoup mieux. Elle a réussi à conserver les deux sièges qu’elle détient bon an, mal an depuis 2003. Céline Amaudruz et Yves Nidegger rempilent, ce dernier pour son quatrième mandat.

Le parti a tout de même perdu des plumes. Il obtient 13,66% des voix, en baisse de quatre points. Une chute qui le laisse assez serein. «Le contexte était difficile, compte tenu du débat climatique, note Eric Bertinat. Et quand la droite va mal, nous le payons aussi. Mais il y a un fond électoral en notre faveur et nous pourrions faire beaucoup mieux si nous étions plus tranchés sur certains thèmes chers à la classe moyenne.»

Yves Nidegger reconnaît que la section genevoise vit en partie de l’aura de l’UDC au niveau national. «Notre cote était de ce fait très haute, il y a une légère correction.» Pas de quoi décoiffer un parti qui s’apprête à jouer sa carte au second tour du Conseil des États.


Une députation genevoise paritaire

Six sur douze La moitié des personnes élues dimanche par le canton de Genève au Conseil national sont des femmes. Il s’agit de Jocelyne Haller, Laurence Fehlmann Rielle, Lisa Mazzone, Delphine Klopfenstein Broggini, Simone de Montmollin et Céline Amaudruz.

Cinq sur douze? En tête lors du premier tour de la course au Conseil des États, Lisa Mazzone cédera, si elle devient sénatrice, son siège de députée à un colistier, Pierre Eckert.

Record Jusqu’ici, les plus fortes représentations féminines avaient été de trois sur onze (en 1999, 2003 et 2015). En 1987, le peuple genevois n’avait pas envoyé une seule femme le représenter aux Chambres fédérales. M.M.

Créé: 20.10.2019, 20h52

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