« J’ai beaucoup aimé explorer le domaine des humanités digitales »

Elisa Michelet est étudiante en deuxième année dans le programme de Master en humanités digitales (DH Master), proposé par le Digital Humanities Institute (DHI) du Collège des Humanités de l’EPFL (CDH). Dans le cadre de la série « Témoignages d’étudiants » du DHI, Elisa décrit son expérience dans le programme et ce qui l’a inspirée à entrer dans ce domaine émergent et interdisciplinaire.

Originaire de France, Elisa Michelet a effectué un Bachelor en Systèmes de communication à l’EPFL avant de commencer le Master en Humanités Digitales.

Elle vient juste de terminer son premier semestre de Master et en faisant son deuxième semestre elle est en train d’envisager différentes spécialisations en vue de son stage et de son projet de master l’année prochaine.

CDH DHI : Pourquoi avoir choisi le DH Master à l’EPFL ?

EM : Tout d’abord, je souhaitais rester à l’EPFL parce que je me plaisais ici. J’ai pensé à faire de la data science, mais j’ai ensuite découvert le Master en Humanités Digitales, qui était vraiment plus orienté vers mes intérêts. Quand j’ai regardé le site web du DH Master et vu tous les stages que les étudiants avaient effectués, je me suis dit « Je me vois bien faire ça. »

Je m’intéresse à la fois à la culture et à la société. Entre les deux, je ne sais toujours pas dans quelle direction je veux m’orienter. J’aime la dimension culturelle, qui me permet d’utiliser l’informatique pour en découvrir plus sur l’art. Mais j’aime aussi beaucoup le côté sociologie lié aux réseaux sociaux. Je pense que ce serait un sujet de recherche intéressant.

CDH DHI : D’où vous est venue l’envie d’étudier les humanités digitales ?

EM : J’ai découvert ce programme de master tout juste deux semaines avant la clôture des inscriptions, quand j’étais en train de parcourir le site web et de regarder les stages. J’ai vu que des gens avaient fait des stages à la bibliothèque de l’université Harvard et à l’Institut national d’histoire de l’art et j’ai trouvé ça vraiment cool. J’ai vraiment pu voir ce que je pourrais faire après le master, en termes de travail au sein d’institutions culturelles et sociales.

CDH DHI : Quel a été votre cours préféré du programme DH Master jusqu’ici et pourquoi ?

EM:Foundations of Digital Humanities. J’ai apprécié de faire un gros projet tout le long du semestre tout en ayant beaucoup de libertés. Ce cours était très ouvert, et j’ai beaucoup aimé explorer le domaine des humanités digitales.

CDH DHI : Quels sont vos plans de carrière pour le moment ?

EM : Je commence mon deuxième semestre, du coup je ne sais pas encore. Je continuerai peut-être avec un doctorat, mais peut-être pas. Je travaillerai peut-être pour une institution culturelle, dans l’un des deux domaines que j’ai mentionnés plus haut : l’art ou la sociologie. Ces deux options me conviendraient. Mais ça pourrait aussi encore changer !

CDH DHI : Comment décrivez-vous ce que sont les humanités digitales à vos amis et à votre famille ?

EM : Je commence par leur expliquer que c’est un peu comme de l’informatique appliqué aux sciences humaines, mais que c’est plus compliqué que ça. C’est la manière dont nous utilisons l’informatique pour comprendre les sciences humaines, et vice-versa. L’intersection entre les deux est un domaine complétement inédit.

CDH DHI : Si vous vouliez que les futurs étudiants retiennent une chose sur les humanités digitales en tant que domaine de recherche, qu’est-ce que ce serait ?

EM : Je leur dirais que s’ils ont un centre d’intérêt, n’importe lequel, qui est relié aux sciences humaines, alors il existe probablement un sujet correspondant dans le domaine des humanités digitales.

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