La durabilité au temps du coronavirus (11) Le langage épicène : un pas vers l’égalité des genres

Le langage épicène ou inclusif, pourquoi est-ce important ? Parce que cela donne l’assurance à chacun et chacune d’être représenté-e à l’écrit et à l’oral. En effet, le langage est le miroir de notre société. Si nous voulons promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes, le langage doit lui aussi refléter une telle démarche.

Mais comment ça marche ? Rien de plus simple ! Les Recommandations concernant l’égalité linguistique entre femmes et hommes élaborées par la Chancellerie d’Etat et l’Office de législation formule sept recommandations faciles à suivre qui s’appliquent à tous les textes de l’Etat :

1.  Formuler de manière neutre et/ou en éliminant la notion de sexe (ex. des linguistes à la place de « un ou une linguiste », le corps enseignant à la place de « les enseignants »).

2.  Utiliser des doublets (le collaborateur ou la collaboratrice) et non la forme abrégée (le/la collaborateur/trice), sauf si la différenciation entre les dénominations n’est pas perceptible phonétiquement (ex. « chaque auteur-e doit présenter un texte dactylographié »).

3.  Au singulier, utiliser un doublet abrégé pour les adjectifs et les participes. Répéter le pronom pour chaque genre (ex. l’auteur-e du projet est engagé-e par, il ou elle est classé-e). Au pluriel, mettre l’adjectif ou le participe commun au masculin (ex. les agents et agentes concernés ; ils sont soumis à).

4.  Dans la désignation des professions, titres, fonctions ou grades, utiliser la forme féminine en parallèle avec la forme masculine (ex : Un ou une juge ; le policier ou la policière, etc.).

5.  Adopter l’ordre de citation masculin puis féminin en cas de double désignation (et c’est le contraire en allemand !).

6.  Utiliser le trait d’union pour les formes contractées destinées à signifier la mixité, et non les parenthèses ou la barre oblique (ex : les commerçant-e-s du centre-ville, etc.).

7.  Renoncer au terme « Mademoiselle » et n’utiliser que celui de « Madame ».

Adopter ces sept principes, c’est libérer le langage du sexisme et permettre aux deux moitiés de l’humanité de se sentir considérées à la lecture d’un document ou à l’écoute d’un discours.

Vous voulez en savoir plus sur le langage égalitaire ? Visionnez la courte vidéo ludique réalisée à ce sujet par l’Université de Neuchâtel – pour apprendre en s’amusant !

Et pour conclure, le nez dans le dictionnaire ou en rédigeant la prochaine page de votre blog, n’oubliez pas les recommandations de protection des autorités cantonales.

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