Économie & Finance : La Genève multilatérale renforce ses capacités concurrentielles |

La Genève multilatérale renforce ses capacités concurrentielles

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Le multilatéralisme est né il y a cent ans à Genève, avec la création de la Société des Nations (SDN) et l’Organisation internationale du travail (OIT). Si la première a disparu après la Deuxième Guerre mondiale pour laisser place à l’ONU, la seconde est toujours très active. Avec les changements du monde et de la diplomatie, le multilatéralisme a connu un certain nombre de soubresauts.

Les événements historiques et politiques ont permis à Genève de se construire une solide réputation d’Etat-hôte, appréciée des diplomates, des fonctionnaires, des représentants de la société civile et des chefs d’Etat qui la fréquentent. Genève, siège européen des Nations unies, est même devenu un pôle central pour un certain nombre de secteurs, comme les droits humains, l’aide humanitaire, la coopération internationale ou la résolution de problèmes globaux pour lesquels la Suisse propose souvent ses bons offices. En tout, une quarantaine d’organisations internationales, cent septante-neuf représentations diplomatiques et des centaines d’organisations non gouvernementales sont basées à Genève.

Au coeur de la vie internationale, le multilatéralisme s’ouvre à de nouveaux défis, comme ceux de la digitalisation, des problèmes migratoires et du changement climatique. Venu pour le centenaire du multilatéralisme, le Conseiller fédéral Ignazio Cassis a rappelé que «l’Histoire nous apprend que le dialogue entre les Etats est le seul moyen d’éviter les grandes tragédies qui touchent l’humanité ». Selon lui, la recherche inlassable du consensus et le respect de l’Etat de droit sont inscrits dans l’ADN suisse.

Déclaration commune

Le 16 septembre, Ignazio Cassis, Antonio Hodgers, président du Conseil d’Etat genevois, et Sami Kanaan, conseiller administratif de la Ville de Genève, ont signé une déclaration commune et un plan d’action, qui prévoit notamment une étude sur l’avenir de l’aménagement des infrastructures de la Genève internationale, le soutien à la modernisation énergétique et à la mobilité douce. L’événement a eu lieu en présence de Tatiana Valovaya, directrice générale de l’Office des Nations unies à Genève, et de Guillaume Pictet, vice-président de la Fondation pour Genève.

Les trois niveaux d’autorité ont tenu à marquer publiquement leur attachement à la Genève multilatérale. Ils se sont mis d’accord sur différentes mesures pour renforcer ses atouts. «Genève est le plus grand centre multilatéral au monde», a rappelé le Conseiller fédéral, désireux de dépasser les critiques qu’il avait lui-même émises dans le passé sur le rôle de l’ONU. S’il n’a alors pas été tendre, c’était surtout parce qu’il souhaitait un système efficace, efficient et performant. De son côté, Antonio Hodgers a insisté sur la qualité des infrastructures et du savoir-faire des personnes actives dans le secteur international à Genève, qui engendre des retombées très élevées en termes économiques pour toute la région. A ce jour, et malgré la concurrence, le nombre d’employés du secteur public international augmente: il a dépassé trente mille personnes l’an dernier.


Conseil de sécurité: Cassis confiant

Il a également été question, lors de la venue à Genève du Conseiller fédéral, de la candidature suisse à un siège au Conseil de sécurité de l’ONU pour 2023-2024. Pour rappel, outre les membres permanents que sont les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne, la Chine, pourvus d’un droit de veto, dix autres Etats sont élus pour une durée de deux ans. Ignazio Cassis s’est dit très confiant quant à l’acceptation de la candidature de la Suisse à ce Conseil, déposée en 2011. L’élection est prévue en juin 2022

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