Économie : Le doute plane sur les participants à la Libra, la cryptomonnaie de Facebook |

Le doute plane sur les participants à la Libra, la cryptomonnaie de Facebook

Économie : Le doute plane sur les participants à la Libra, la cryptomonnaie de Facebook |

Après avoir affronté les gouvernements, les parlements et les banques centrales, c’est désormais en interne que soufflent les vents contraires pour le projet de cryptomonnaie de Facebook. Les 28 membres fondateurs de l’association Libra, basée à Genève, doivent se réunir jeudi à Washington. Des fuites dans la presse font état de doutes chez les partenaires de Facebook.

Selon le Wall Street Journal (WSJ), les géants des cartes de crédit Visa et Mastercard auraient des craintes en rapport avec les résistances politiques. PayPal et Stripe redoutent eux les obstacles réglementaires, selon Bloomberg. Le WSJ va plus loin. Il écrit que certains partenaires n’ont pas reçu d’informations détaillées sur la manière d’éviter le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Ce que réfute David Marcus, le cofondateur de la Libra, sur son compte Twitter. « La partie de cet article suggérant que nous n’étions pas au courant, ou ne partagions pas d’informations détaillées sur la façon de sécuriser la Libra et de protéger le réseau contre les activités illégales, est totalement fausse ».

Facebook, Visa, Mastercard et PayPal n’ont pas souhaité commenter ces informations sorties dans la presse américaine. Les initiateurs du projet rappellent qu’à l’heure actuelle, les 28 premières organisations participent toujours au processus.

10 millions pour entrer dans la danse

Facebook a présenté en juin dernier son projet de cryptomonnaie, la Libra. Cette nouvelle monnaie doit officiellement faciliter les transferts d’argent et permettre à plus d’un milliard d’individus d’avoir accès pour la première fois à un compte en banque.

Et pour légitimer son projet, Facebook s’est entouré de 28 membres fondateurs prestigieux, comme Mastercard, Visa, PayPal, Spotify, Uber ou eBay. Chacun devra poser une mise de départ de 10 millions et participer à l’élaboration de la charte et des principes directeurs de l’association Libra.

L’association, qui occupe pour l’instant une dizaine de personnes à Genève, doit faire face à une levée de boucliers des États depuis sa création. Tous craignent une perte de pouvoir au profit de la multinationale et de ces 2,3 milliards d’utilisateurs mensuels.

En réponse aux inquiétudes en termes de régulation, Libra montre patte blanche. Elle a demandé une licence en tant que système de paiement à l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA). Sous pression aux Etats-Unis (David Marcus a été auditionné par le Congrès), Libra va s’enregistrer auprès du Trésor américain (FinCEN) comme entreprise de service monétaire.

La prochaine étape sera donc cruciale. A savoir la signature de la charte à Genève par les 28 membres fondateurs, qui aura lieu selon la rumeur le 14 octobre. C’est ce jour là qu’ils poseront sur la table 10 millions de dollars chacun.

Pascal Wassmer

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