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Le Japon, sauvé par les masques

Économie : Le Japon, sauvé par les masques | visuel

Officiellement, le Covid-19 a fait huit cent trente morts au Japon. C’est très peu, compte tenu du fait que les seniors (65 ans et plus) constituent presque 30% de la population nipponne. Comment se fait-il que le pays ait mieux résisté au virus que la plupart des démocraties occidentales? A ce stade, il est encore tôt pour tirer des conclusions définitives. Un élément semble pourtant avoir été déterminant: le port du masque antibactérien par l’ensemble de la population. C’est également vrai pour Taïwan, la Corée du Sud et Hong Kong, pays dans lesquels les visages masqués font partie du paysage depuis bien longtemps et où la propagation du virus a pu être maîtrisée.

Dans un pays à très forte densité démographique, porter le masque relève d’une forme de responsabilité sociale. Cette habitude se serait généralisée dans l’Archipel à la suite de la grippe espagnole de 1919. On évite ainsi de se contaminer au moment des grippes saisonnières. Au fil du temps, les raisons de l’utilisation du masque se sont multipliées: la pollution, l’allergie aux pollens, des critères esthétiques et, plus récemment, la radioactivité de Fukushima. Tout prétexte est bon pour le porter, au point qu’il est même devenu un accessoire de mode! Plusieurs milliards de masques sont vendus chaque année au Japon. Dès le début de la pandémie, le pays disposait donc non seulement de larges stocks de masques, mais également et surtout de la capacité industrielle d’en produire en masse. L’entreprise Sharp, à Osaka, a par exemple tès vite converti son usine de panneaux d’affichage LCD à la production quotidienne de cinq cent mille masques. Le gouvernement a envoyé à chaque foyer japonais deux masques en tissu, lavables et réutilisables.

Au Japon, tout est conçu pour parer aux risques importants liés aux séismes, aux tsunamis et aux typhons. Les citoyens sont entraînés, dès leur plus jeune âge, à réagir en conséquence. Avec la lampe de poche, le casque et les gants, le masque fait partie des éléments de base du kit de survie en cas de catastrophe naturelle. Chacun conserve précieusement ce kit à la maison. Celui-ci doit également être mis à la disposition des employés sur leur lieu de travail. Disposant de stocks, la plupart des entreprises ont, dès l’apparition du virus en janvier, très vite distribué des masques à tous leurs employés et placé un peu partout dans leurs locaux des distributeurs de gel hydroalcoolique pour se désinfecter les mains. Les critères d’hygiène au Japon sont élevés et la très grande propreté des lieux publics, des rues et des magasins est hallucinante, si l’on considère le nombre de personnes qui les fréquentent. Afin d’éviter de surcharger les centres médicaux, le Japon a rapidement opté pour une politique de dépistage très restrictive, axée sur les cas symptomatiques. En effet, le système hospitalier est organisé pour gérer rapidement l’arrivée massive de blessés graves, et n’est donc pas adapté pour accueillir des malades fortement contagieux qui nécessitent d’être isolés. Cela s’explique notamment par le fait que les précédentes épidémies (SRAS, MERS) ont largement épargné le Japon. L’insularité l’a protégé des virus. Seulement, la donne a changé.

A partir de 2014, Shinzo Abe a mis en place ses politiques, dites Abenomics, dont l’un des objectifs était de promouvoir le tourisme. Dès cette date, les Chinois sont donc arrivés en masse, dopant l’économie japonaise. Le corollaire de cette nouvelle manne financière était le risque accru qu’une nouvelle pandémie d’origine chinoise frappe de plein fouet l’Archipel. Or, un tel risque a manifestement été sous-estimé. La crise du coronavirus a pris de court non seulement le gouvernement, mais aussi les entreprises. Le 7 avril, au moment où l’état d’urgence sanitaire a été déclaré, elles ont donc dû improviser: fermeture des bureaux et des commerces, mise en place du télétravail lorsque cela était possible. Les mesures prises ont globalement été les mêmes que partout ailleurs, sauf qu’aucune disposition légale (et donc contraignante) ne les y obligeait. La Constitution japonaise d’après-guerre (1946) a en effet été conçue de façon à préserver au maximum les libertés fondamentales. Le gouvernement ne dispose donc pas de bases légales nécessaires pour imposer un lockdown. Tout le monde a pourtant joué le jeu. Les bureaux, les commerces, les centres de divertissements et les restaurants ont, pour la grande majorité d’entre eux, fermé leurs portes ou limité leurs heures d’ouverture. Quant aux citoyens, disciplinés, ils se sont auto-confinés sans résister.

Au Japon, l’individu passe après le groupe et le sens civique est élevé au rang de valeur suprême. Très vite, les frontières ont été fermées, la majorité des vols supprimés. L’Archipel était comme coupé du monde, avec les conséquences qui en découlent. Si les dégâts humains ont pu être contenus, la crise du coronavirus n’épargnera pas l’économie japonaise. Un million d’emplois pourrait disparaître, faisant passer le taux de chomâge de 2,4% en 2019 à 6,7% en 2020. Pour limiter les dégâts, le gouvernement a annoncé des plans massifs de soutien à l’économie et à la population. Au menu, des subventions aux entreprises, des aides directes aux indépendants et un chèque de cent mille yens (près de neuf cents francs suisses) pour chaque résident japonais. Il faut s’attendre à une récession pire que celle de 2008 et rien ne garantit aujourd’hui que les Jeux Olympiques de Tokyo pourront avoir lieu en 2021, en cas de deuxième vague du virus notamment. La crise a cependant aussi des effets positifs. En effet, elle devrait permettre au Japon d’accélérer le développement de son économie numérique (e-commerce) et de changer les mentalités à l’égard du télétravail. Deux domaines dans lesquels le pays accuse un certain retard.

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En conclusion, même si le risque de pandémie a été sous-estimé par les instances dirigeantes niponnes et que le gouvernement a tardé à déclarer l’état d’urgence, plus inquiet de maintenir à tout prix les Jeux Olympiques que de parer à la menace sanitaire, le Japon s’en est plutôt bien sorti. Habituée à porter un masque depuis longtemps et faisant preuve d’un très fort sens civique, la population s’est autoconfinée, permettant ainsi de limiter la diffusion du virus. Les entreprises ont également suivi les recommandations gouvernementales à la lettre, en mettant en place le télétravail, un mode de fonctionnement totalement nouveau pour elles.

Enfin, une chose est sûre: le port du masque devrait se généraliser au niveau mondial et entrer dans les moeurs pour longtemps. Les démocraties occidentales doivent elles aussi être en capacité de produire des masques en suffisance pour lutter plus efficacement contre les inévitables et futures pandémies. Au niveau individuel, il faudra malheureusement se résoudre à le porter de plus en plus régulièrement. Mais ce n’est qu’une habitude à prendre. En ce qui me concerne, je l’ai adoptée.

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