Moins d’animaux vivants au Musée

Visiter notre Musée permet de découvrir la diversité, l’histoire et la beauté de la nature. Véritable plateforme entre le monde scientifique et le grand public, le partage des connaissances est l’une de ses missions fondamentales.

Encore aujourd’hui, cette sensibilisation à la nature passe par la présentation d’animaux vivants dans l’exposition permanente. Esturgeons, axolotls, geckos et poissons d’eau douce ou de mer émerveillent petits et grands et renseignent sur la biologie d’animaux qui ne sont pas faciles à observer sous nos latitudes. Toutefois, le maintien d’animaux en captivité soulève de plus en plus d’interrogations dans la société d’aujourd’hui. Garder des animaux dans les zoos ou aquariums gérés de façon scientifique est essentiel pour les projets de conservation d’espèces menacées, voire même pour leur éventuelle réintroduction dans la nature. Cependant, cette mission ne relève pas d’un musée, où les animaux vivants ont une fonction de sensibilisation. Or ce rôle est déjà largement tenu par nos nombreux et précieux objets de collection, ainsi que par la médiation culturelle.

Le phelsume, un gecko diurne
Le phelsume, un gecko diurne © Tous droits réservés – Sophie Giriens
Le phelsume, un gecko diurne

Par conséquent, la direction du MHNF a décidé qu’au fur et à mesure du décès des animaux, ils ne seraient pas remplacés. C’est déjà le cas pour les souris des moissons dans la salle de la Faune régionale et pour les abeilles de la salle des insectes. Bien que des animaux vivants continueront de temps en temps à faire des apparitions dans les expositions temporaires – comme ce fut le cas avec les larves vivantes dans l’exposition « Libellules », ou lors de l’exposition « Poussins », dont la vocation est avant tout d’offrir au très jeune public une première expérience muséale empreinte d’émerveillement – le MHNF entend transmettre, à l’heure où la biodiversité est menacée, un nouveau message de respect envers la nature. Après une visite des expositions permanentes, les visiteurs doivent emporter l’idée qu’un animal, aussi beau soit-il, appartient au monde sauvage et non à la vie en captivité.

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