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Pour Sergio Ermotti, la Suisse est bien placée en matière de finance durable

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Sergio Ermotti rappelle en marge du « Building Bridges Summit » que 20% des fortunes investies en Suisse le sont dans la finance durable, pour un total de près de 700 milliards de francs. A l’échelle mondiale, ce taux atteint 11%, soit près de deux fois moins. Pour le patron d’UBS, investir dans les énergies propres, c’est l’avenir et c’est répondre aux demandes croissantes des clients.

Le banquier reconnaît par ailleurs qu’il y a urgence climatique. Il dit entendre le message des jeunes dans la rue pour le climat. Selon lui toutefois, la question climatique n’est pas seulement l’affaire des nouvelles générations, car ce sont les personnes qui occupent des postes-clés aujourd’hui qui peuvent agir.

Le traumatisme de la crise de 2008 toujours présent

Le directeur général d’UBS reconnaît que les dix dernières années « ont été très dures » pour les domaines bancaire et financier. Avec la crise de 2008, le secteur a vécu une révolution dont il est difficile de se remettre. En Suisse particulièrement, tous les changements sont arrivés en même temps et très rapidement, notamment avec la fin du secret bancaire. Mais Sergio Ermotti estime que la place financière helvétique « s’est adaptée », que les banques en ont retiré les leçons et ont changé leur mode de fonctionnement.

Face aux jeunes générations qui se lancent notamment dans la fintech, la banque traditionnelle a-t-elle encore un avenir? Le patron de la grande banque en est convaincu. Et de rappeler qu’UBS est le deuxième employeur de Suisse, après Google, chez qui souhaiteraient travailler les jeunes qui terminent leurs études.

La compétitivité suisse, un enjeu politique

Interrogé sur les élections fédérales du 20 octobre prochain, Sergio Ermotti répond qu’il « n’aime pas la politique » mais qu’il « aime commenter les thèmes » abordés. Il espère que la prochaine législature sera marquée par des questions « pragmatiques » et moins « idéologiques ».

Selon lui, il ne faut pas penser en fonction des clivages gauche-droite. De tous les côtés de l’échiquier politique, insiste-t-il, des hommes et des femmes peuvent agir pour ce qui lui semble le plus important: la compétitivité de la Suisse. Faire fonctionner l’économie et le social, c’est ce qui devrait animer la classe politique, conclut Sergio Ermotti.

Propos recueillis par Jennifer Covo/kg

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