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Pourquoi les entreprises boudent le site de cyberadministration Easygov

Économie : Pourquoi les entreprises boudent le site de cyberadministration Easygov |

Le Parlement fédéral a débloqué 390 millions de francs, lors de la dernière session, pour la promotion économique et pour une réduction de la charge administrative des entreprises. Une partie de cet argent doit servir à dynamiser une solution de cyberadministration.

Car cette dernière existe, mais elle croupit encore dans l’anonymat. Lancé en novembre 2017 par le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), le site internet Easygov n’a été utilisé jusqu’ici que par moins de 3% des entreprises. Il doit pourtant permettre aux PME d’effectuer toutes les démarches administratives (création d’une entreprise, mise d’un fournisseur aux poursuites, etc..) via un seul compte.

Associer les faîtières

« En trois mois, deux personnes sont passées par cette plateforme pour arriver chez nous, ce n’est pas grand-chose », constate le directeur de La Fédération des entreprises romandes (FER) Blaise Matthey mardi dans La Matinale. « Si on veut que ça marche dans le futur, il faut que l’on soit pleinement associés », dit-il. « Et je crois que du côté de la Confédération, on a encore des progrès à faire dans ce domaine. »

Outre le manque de notoriété, la palette des services d’Easygov s’avère trop limitée: la majorité des démarches n’y figurent pas – notamment les démarches douanières, cauchemar des exportateurs.

Nécessité de convaincre

Responsable du site, Martin Godel rappelle la difficulté d’offrir un accès à tous les services communaux, cantonaux et fédéraux sur une même plateforme. « On ne peut pas ordonner aux offices de faire quelque chose », rappelle-t-il. « Nous devons à chaque fois les approcher et les convaincre de l’utilité » de ce site unique.

Mais aujourd’hui, le SECO est bien décidé à accélérer la cadence. Martin Godel promet d’introduire de nouveaux services tous les six mois.

Sandrine Hochstrasser/oang

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