SII voit ses résultats s’améliorer progressivement

Trimestre après trimestre, l’ESN SII voit le recul de son activité s’atténuer. Si la situation continue d’évoluer sur le même tempo, sans nouvelle perturbation majeure liée à la crise sanitaire, l’entreprise pourrait renouer avec la croissance organique au quatrième trimestre de son exercice.

Malmené, comme nombre de ses homologues, par la crise sanitaire, le groupe SII améliore graduellement son niveau d’activité. Après avoir atteint -9,3% au premier trimestre de son exercice 2020/2021, puis -6,2% lors des trois mois suivants, la baisse de son chiffre d’affaires a été limitée à 2,4% (-0,5% à taux constants) pour le compte du troisième trimestre par rapport à la même période 12 mois plus tôt. Les revenus générés entre octobre et décembre derniers ressortent ainsi à 169,4 M€. « La reprise de l’activité enregistrée est d’autant plus significative que la période a été marquée par de nouvelles phases de confinement dans plusieurs pays », indique l’ESN par voie de communiqué de presse. Sur les 9 premiers mois de l’exercice en cours, les facturations ont atteint 470,6 M€, en retrait de 5,8%.

La France en baisse, l’international résiste

L’Hexagone, qui représente le marché le plus important pour la société de services IT, est aussi celui où il enregistre le plus de difficultés. Au troisième trimestre, l’activité du groupe y était en retrait de 6,4% à 83,53 M€. Mais là encore, la situation s’améliore, puisque les revenus dégagés en France avait chuté de 21% au premier trimestre, et de 13,3% au second. Sur neuf mois, le chiffre d’affaires de SII sur son marché domestique est en retrait de 13,4% à 223,73 M€.

La situation est bien différente à l’international où SII a su préserver sa croissance depuis le début de l’exercice 2020/2021. Au troisième trimestre, les facturations réalisées par les filiales du groupe hors de France ont crû de 1,8% à 85,86 M€. Le chiffre d’affaires cumulé des trois premiers trimestres de l’année ressort ainsi à 246,87 M€ (+2,4%). La situation par territoires est néanmoins contrastée. Certains pays sont exposés sectoriellement (Allemagne, Espagne, Pays-Bas, République Tchèque) et restent soumis à des difficultés. D’autres affichent de bonnes résistances avec un taux de croissance à deux chiffres (à taux constants) : la Pologne (+19,0%), le Chili (+31,6%), la Colombie (+14,9%), le Royaume-Uni (+15,8%) et le Maroc (+15,4%).

Sous réserve de l’évolution sanitaire et d’éventuels nouveaux confinements, le groupe pense pourvoir revenir à une croissance organique à taux constants au quatrième trimestre de son exercice.

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