Suivez ces 3 conseils clés afin d’empêcher les mauvaises habitudes de détruire votre organisation

Limitez maintenant vos mauvaises habitudes pour éviter de perdre des sommes exorbitantes, de brûler des ponts et connaître un succès durable.

L’une des principales raisons pour lesquelles tant d’organisations échouent n’est pas parce qu’elles ne suivent pas la bonne formule, c’est parce qu’elles ne se concentrent pas sur ce qu’il ne faut pas faire.

L’ancien PDG d’Uber, Travis Kalanick, a coché toutes les cases pour diriger une entreprise lucrative. Il est intelligent, ambitieux, compétitif et confiant.

Pourtant, en ignorant les habitudes contre-productives qui ont infecté l’organisation de l’intérieur, M. Kalanick a prouvé que les compétences en leadership positif, quelle que soit leur force, ne veulent rien dire si l’on ne fait pas attention.

En fait, ces caractéristiques bénéfiques peuvent entraîner la chute d’un entrepreneur. Une confiance excessive et une ambition non maîtrisée constituent la recette de l’autodestruction.

Selon une publication parue en anglais sur ScienceDirect, les pulsions les plus profondes des gens sont réduites à néant lorsqu’elles parviennent au pouvoir. Tout le monde a un talon d’Achille, mais une fois que les chefs d’entreprise ont acquis des responsabilités cruciales, ce qui était auparavant une lacune gérable devient un défaut fatal.

M. Kalanick n’a clairement pas dépeint la pensée critique ni l’intelligence émotionnelle, et il n’a pas aimé que les autres soient en désaccord avec lui. Cela l’a fait dérailler. Et quand on monte aussi haut qu’il l’a fait, la chute est d’autant plus longue et difficile.

Bien qu’affronter des habitudes contre-productives puisse être une perspective terrifiante, leur compréhension peut aider les dirigeants à éviter un crash et à brûler comme celui de M. Kalanick lorsque toute leur entreprise est en jeu.

Ce que les “dérailleurs” pourraient vous coûter.

Le risque d’un tel déraillement ne se limite pas aux PDG. Des embauches récentes aux manager chevronnés, tous les membres de l’équipe peuvent être victimes de leurs pulsions. Et s’ils le font, les conséquences peuvent être désastreuses.

Un sondage effectué par des professeurs de la Georgetown University et de la Thunderbird School of Global Management a révélé que les incivilités sur le lieu de travail peuvent coûter des millions de dollars à une organisation. Les travailleurs toxiques contaminent le moral et font stagner les employés de valeur, 38% des employés touchés diminuant délibérément leur productivité au cours de l’étude.

C’est peut-être pour cette raison que ces recherches du Harvard Business Review ont révélé que les entrepreneurs qui réussissent sont généralement d’âge moyen. Les chefs d’entreprise expérimentés ont souvent appris à déprogrammer leurs attributs contre-productifs, je les appelle des “dérailleurs”, et à promouvoir une culture amicale dans leurs organisations.

Considérant que les entrepreneurs ayant plus de trois ans d’expérience ont 85% plus de chances de succès que ceux sans expérience, il est essentiel de prendre le temps de se débarrasser des habitudes négatives et de développer des compétences solides en leadership.

Pour éviter de perdre des sommes d’argent exorbitantes, de brûler des ponts et de connaître le succès escompté, les entrepreneurs doivent envisager de mettre en œuvre les 3 stratégies suivantes :

1. Chercher un feedback, impartial

Ce serait facile si les entrepreneurs connaissaient déjà leurs faiblesses. Malheureusement, les caractéristiques de personnalité contre-productives sont souvent inconscientes et leur reconnaissance est une bataille en soi.

Obtenir le feedback de collègues, de superviseurs et même d’amis est un premier pas solide.

Le PDG de Starbucks, Kevin Johnson, utilise un système simple, mais efficace pour recevoir des critiques constructives. Les clients et les employés peuvent facilement envoyer des messages à M. Johnson par courrier électronique ou par téléphone. La mise en œuvre d’une méthode simple comme celle-ci peut non seulement prouver l’accessibilité pour les parties prenantes, mais également garder les différends internes à l’abri des regards du public.

Surtout, cela permet des réponses honnêtes et impartiales. Les collaborateurs directs des dirigeants veulent souvent leur plaire. Par conséquent, leurs équipes pourraient hésiter à partager des informations déplaisantes.

Si les dirigeants dressent une liste de personnes qui ne vont pas édulcorer les feedbacks et fournissent une méthode accessible pour transmettre l’information, les personnes clés peuvent donner leur avis sur les lacunes avant que ces caractéristiques négatives ne commencent à saper les profits du business ou deviennent publiquement apparentes.

2. Contrôle de l’ego

Parfois, être un chef signifie croire en soi à un degré d’égoïste. Mais, à l’extrême, cette perspective peut mettre à plat une organisation. Une étude réalisée par la London School of Economics et Political Science a même révélé qu’un optimisme excessif empêche tout jugement efficace.

Les optimistes ont tendance à surestimer leurs compétences et à croire qu’ils peuvent transformer une opportunité commerciale sans valeur en mine d’or.

Au lieu de cela, le fait de mettre l’accent sur la collaboration permet non seulement de contrôler l’ego du leader, mais également de motiver les membres de l’équipe à adopter un état d’esprit axé sur les objectifs.

L’une des plus grandes priorités d’un entrepreneur est de créer une culture qui récompense les employés qui aident leurs pairs et ceux qui demandent de l’aide dès le départ. Les dirigeants doivent créer un espace pour des affirmations hebdomadaires ou mensuelles afin de se rappeler que leur personnel est une ressource plutôt qu’une menace pour leur succès.

Une fois que les entrepreneurs reconnaissent la valeur que chaque membre de l’équipe apporte à l’organisation, ils sont moins enclins à prendre des décisions grandioses autant qu’irrationnelles.

3. Fixer des objectifs qui se situent entre une ambition excessive et un conservatisme serein

Obtenir l’aide d’une équipe ne fait pas que souligner la valeur de la collaboration, cela crée également une défense solide contre les préjugés internes.

Lorsque les entrepreneurs établissent des normes élevées pour eux-mêmes et ceux qui les entourent, cela empêche l’équipe de se fixer des objectifs sûrs et peu risqués.

Le truc, cependant, est de garder ces objectifs réalistes. Des plans élaborés avec des échéances imminentes épuiseront tout le monde en un rien de temps. Il est donc impératif de créer des objectifs ambitieux et réalistes. Le système anglais FAST est une méthode efficace pour trouver cet équilibre. Des entreprises à succès, telles que Kraft Heinz et Burger King, ont utilisé cette approche pour définir des objectifs Fréquents, Ambitieux, Spécifiques et Transparents pour toutes les personnes concernées.

La mise en œuvre de ces stratégies dans une organisation peut s’avérer un réveil de taille. Les entrepreneurs peuvent se rendre compte par eux-mêmes ou par l’aide d’une société spécialisée que pour chaque qualité dont ils disposent, il existe plusieurs autres caractéristiques négatives qui ne demandent qu’à faire dérailler l’organisation tout entière.

Mais comme pour tout problème, reconnaître ces défauts est la première étape clé afin de les combattre et établir une organisation performante.