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TOR n’a pas tous les torts

Technologie : TOR n'a pas tous les torts |

Le moteur de recherche et réseau de serveurs TOR (The Onion Router) qui permet d’anonymiser l’origine d’une connexion a mauvaise réputation. Mais TOR a-t-il tous les torts? C’est vrai, il autorise nombre de trafics (armes, cartes de crédit volées, groupes pédophiles, drogues) qui prospèrent dans l’ombre du darknet. Cependant, des services de police disposant de moyens sophistiqués démantèlent régulièrement des réseaux, comme ce groupe pédophile de 63 000 membres en mai ou encore plusieurs sites de vente de drogue, à l’image de silkroad (la route de la soie) fermée à trois reprises par le FBI entre 2013 et 2017.

La nique à la censure

TOR qui, rappelons-le, a été créé par le département de recherches de la marine américaine (!), n’a pas seulement une face noire. Il est aussi un instrument de la liberté d’expression dans le monde. L’ONG Reporters sans frontières (RSF) fait depuis des années des formations pour les journalistes étrangers ou partant à l’étranger afin de sécuriser leurs correspondances avec leurs journaux (e-mails et articles). Elle propose un kit technique à ses stagiaires dans lequel on trouve un manuel d’utilisation de TOR. RSF s’est même associé à elle en 2016 pour étendre le réseau de serveurs et faire la nique aux censeurs.

Le «New York Times» aussi

En 2017, le «New York Times» contournait la censure de Pékin en lançant une version du quotidien sur le réseau TOR. La BBC, dont les sites BBC World en anglais, arabe, persan ou russe sont interdits d’accès sur internet en Chine, au Vietnam, en Iran, notamment, a aussi fait ce choix à la fin d’octobre. Afin de contourner ces barrières et d’assurer «sa mission de fournir des informations fiables dans le monde entier», la BBC diffuse désormais dans ces pays sur TOR avec des sites en .onion.

Créé: 30.10.2019, 17h41

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